Les agriculteurs peuvent perdent de l’argent à cause de l’ensilage avarié qui doit être jeté et/ou de la diminution de la valeur nutritionnelle de l’ensilage lui-même.
Dans cet article, nous présenterons en quoi les films ensilage barrière oxygène sont une solution efficace pour valoriser les ensilages.
L’important sera de sélectionner des plastiques qui garantissent un taux de transmission oxygène (OTR) le plus bas possible pour garder l’aliment protégé et garantir une parfaite fermentation. C’est cet indicateur et lui seul qui va déterminer l’efficacité du plastique à empêcher l’entrée d’oxygène une fois le silo scellé.
Pourquoi l’oxygène est-il si mauvais pour notre ensilage ?
Un bon ensilage nécessite la production d’acides lactiques et l’abaissement rapide du ph. Le plus vite l’air présent dans le silo est consommé, le plus tôt la fermentation est effectuée. Si de l’oxygène entre ou reste dans le silo, les conditions aérobies reprennent le dessus créant un développement microbien important. On constate alors des pertes de matière sous forme de CO2 et des pertes énergétiques sous forme de chaleur.
Les conséquences sont alors multiples pour notre ensilage :
- Pertes importantes de matière sèche ;
- Perte des nutriments du fourrage (énergie, protéines et digestibilité) ;
- Apparition de moisissures ou de mycotoxines qui augmente le risque sanitaire et entrainent une baisse d’appétence pour les animaux ;
Il est donc crucial d’appliquer de bonnes pratiques à chaque étape de la confection du silo : rapidité du chantier, tassement optimal, couverture efficace et bonne gestion du front d’attaque sont les quatre principaux leviers d’action.
L’usage d’une couverture barrière oxygène est donc le meilleur moyen pour les agriculteurs de maximiser les résultats sur l’un de ces quatre leviers d’actions.
Pourquoi est-il important d’utiliser un film barrière oxygène?
L’OTR dont nous avons parlé est exprimé en centimètres cubes d’oxygène par mètre carré sur une période de 24 heures. Cet indicateur peut varier entre 1 000 et moins de 10 cm3/m2 par jour selon les différents types de bâches (épaisseur et formulation). Pour rappel plus la valeur est basse plus le film empêche le passage de l’oxygène.
Les films barrière oxygène présentes des OTR < 20 cm3/m2/jour. Certains fabricants allant jusqu’à garantir un OTR <5 cm3/m2/jour. Bien que moins épais, ces films sont 50 fois plus efficaces que des bâches conventionnelles avec des OTR d’environ 250 cm3/m2/jour.
Si le prix d’achat d’un film barrière oxygène est certes plus élevé, ce surcout est négligeable comparé à la valeur globale d’un silo d’ensilage : volume de nourriture (sécurité et autonomie alimentaire pour l’élevage), valeur nutritionnelle (garante des performances pour les animaux).
Les pertes invisibles qui peuvent représenter plus de 15% de la totalité du silo sont divisées par deux. L’appétence de l’aliment et sa valeur nutritionnelle augmente ; la conservation de l’ensilage est mieux garantie dans le temps.
Les variables à prendre en compte lors du choix d’un film barrière oxygène
En résumé, voici une liste des points clefs à contrôler :
- Le taux de transmission de l’oxygène (OTR) : plus il est bas, mieux c’est.
- Les normes qui garantissent cet OTR. Par exemple les certifications ISO, DIN dans le cas européen ou ASTM dans le cas américain.
- Un plastique plus fin sera plus facile à installer (manipulation des bobines) et permettra au film de mieux « épouser » les formes du silo pour éviter la formation de poches d’airs.
- Les propriétés mécaniques (résistants à la déchirure, aux chocs, à l’allongement ou à la traction) restent un point essentiel. Si elles n’influencent pas la conservation de l’ensilage, elles garantissent que la bâche pourra jouer son rôle de protection physique dans le temps
- La garantie UV du film ensilage
- La technologie utilisée pour sa fabrication
Nous vous invitons à regarder notre vidéo sur les films barrière oxygène combinés : film de silo plus sous-couches barrière oxygène.
Ces conditions d’exposition à l’air ont majoritairement lieu à la récolte, de la fauche jusqu’à la fermeture du silo, et lors de son ouverture. Si la fermeture du silo n’est pas idéale, l’air peut également pénétrer au cours du stockage et causer d’importantes dégradations.
Les couches du silo les plus exposées situées sur les faces extérieures peuvent subir jusqu’à 80 % de pertes après seulement trois mois de stockage (figure 2). Les pertes totales peuvent atteindre 30 %. Ces pertes peuvent être accrues si le tassement du silo n’est pas suffisant : l’oxygène pénètre alors plus en profondeur et une importante fraction du silo peut être dégradée.
Notons qu’une bonne conservation ne peut s’opérer que si l’herméticité est garantie dès les premières heures après la fin du chantier de récolte et jusqu’à l’ouverture du silo.
Le réchauffement de l’ensilage pose d’autres problèmes :
- Augmentation des pertes de matière sèche,
- Perte des nutriments du fourrage (énergie, protéines et digestibilité),
- Baisse de la qualité sanitaire,
- Baisse des performances des animaux,
- Mycotoxines,
- Refus à l’auge, à cause d’une mauvaise appétence.
Si vous avez besoin de conseils sur les films barrières à l’oxygène, n’hésitez pas à nous contacter.

